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Le blog de TITIUDON

Rebelotte et dix de der....

 

La Cour constitutionnelle a invalidé vendredi sans grande surprise les élections législatives du 2 février. Une victoire pour l'opposition qui se bat désormais sur le plan judiciaire

Les procédures à l'encontre de la Première ministre et du parti au pouvoir se multiplient désormais, lancées par l'opposition qui tente de les faire tomber depuis quatre mois. La Cour constitutionnelle de Thaïlande a invalidé vendredi les législatives du 2 février, poussant un peu plus le gouvernement dans l’impasse, au moment où la pression de la rue s’était relâchée. «Les élections du 2 février ne sont pas valides», a déclaré à la presse un porte-parole de la Cour, Pimol Thampitakpong.
Les juges de la Cour constitutionnelle, qui ont pris cette décision par six voix contre trois, se sont notamment fondés sur le fait que le vote n’a pu être organisé dans 28 circonscriptions où les candidats ont été empêchés de s’enregistrer par les manifestants.

«Il n’y a pas eu d’élection dans 28 circonscriptions», a souligné Pimol Thampitakpong. La Première ministre Yingluck Shinawatra et le parti au pouvoir Puea Thai sont menacés par une série de procédures judiciaires tous azimuts.

Elles ont été lancées par leurs opposants, qui ne perdent pas l’espoir de faire tomber le gouvernement, sur décision judiciaire désormais, les manifestations s’étant essoufflées au bout de quatre mois.

la décision de vendredi apparaît donc comme une victoire pour les opposants du gouvernement, au premier rang desquels le Parti démocrate: sa requête similaire avait été retoquée le 12 février par la Cour constitutionnelle. Cette nouvelle requête avait été soumise par un professeur de droit de l’université de Bangkok.

Cette décision met un peu plus sur la sellette le gouvernement, condamné à expédier les affaires courantes, en l’absence de nouveau Parlement.

Car malgré l’accalmie de la crise dans la rue (qui a fait 23 morts et des centaines de blessés), aucune sortie de l’impasse politique ne se profile, les acteurs du jeu politique attendant tous la décision judiciaire qui forcerait la Première ministre Yingluck Shinawatra au départ.

L’opposition, qui n’a pas remporté d’élections générales en vingt ans, reproche à Yingluck d’être la marionnette de son frère Thaksin, Premier ministre victime d’un coup d’État en 2006, et de poursuivre sa corruption généralisée.

AFP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) vendredi 21 mars 2014

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commentaires

Gérard 23/03/2014 05:29

La THAÏLANDE est dans une impasse politique depuis près de vingt ans car si la majorité des électeurs et ce surtout dans le Nord et l'Est qui sont les plus nombreux sont "Rouges" et souvent peu riches (l'ISAN en est un bel exemple) alors que le vrai pouvoir est en fait détenu par une minorité "d'oligarches" et de pseudo Démocrates, car la Démocratie ce n'est pas cela du tout, proches de la Royauté, qui détiennent le pouvoir financier mais aussi celui des Institutions Importantes du pays (Cour Constitutionnel, Justice,..... et même la Police et l'Armée).

Il n'y a actuellement pas de solution politique possible si ce n'est et ce ne serait pas la première fois qu'un coup d'état militaire, avec l'appui caché des démocrates mais surtout de la Royauté, ne se produise et redonne ainsi de manière détournée le pouvoir à cette minorité politique.

Le Roi âgé et malade est le symbole de l'unité de la THAÏLANDE et est un Dieu vivant pour tous les Thaïs mais on se rend compte qu'il prend de moins en moins la parole car ses pouvoirs politiques sont d'une part limités et d'autre part personne ne sait ce qu'il peut encore faire pour tenter de sortir son royaume de ce marasme politique qui dure, dure mais jusqu'à quand.........

Que sera demain ?

Personne ne le sait mais ce pays va, s'il continue ainsi vers la catastrophe et il n'est pas dit qu'un jour une scission se produise un jour entre le Nord et le Sud et ce n'est pas de la science fiction.

A court terme le premier ministre est englué dans une crise qui risque de la conduire à sa destitution et même à rendre des comptes à la Justice et à se retrouver en prison ce qui risque cette fois encore de provoquer des heurts sanglants et de la part de son parti et voir à nouveau le pays s'enflammer comme jamais avec cette fois des morts qui se compteront par centaines.

Est-ce cela que veulent tous les meneurs Démocrates et pourquoi eux-aussi poursuivis pour les affrontements très meurtriers précédents et qui ont été reconnus coupable tant ils ont du sang sur les mains ne le sont pas eux en prison?

Ceci laisse dubitatif et montre qu'il y a beaucoup à faire pour que ce pays ait réellement des Institutions dignes de ce nom, non corrompues et une Justice intègre et indépendante ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et ne le sera peut être jamais car ceci semble n'être qu'une vue de l'esprit et irréalisable du moins dans un contexte politique tel que celui-ci.

Si ceci se produit on risque donc de voir de nouveau ce pays quasiment à feu et en sang et c'est pour cette raison qu'un coup d'état militaire qui lui aussi ne sera pas le premier a une probabilité de plus en plus forte de se produire mais il ne réglera rien du tout.

Affaire à suivre au prochain épisode car depuis vingt ans "l'Histoire est un éternel recommencement" au pays du sourire.

JR 22/03/2014 05:10

Ce n'est pas une surprise puisque la majorite des juges sont pro jaunes, si ce n'etait pas le cas Suthep et sa cliques serait en tole depuis longtemps.

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