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Le blog de TITIUDON

Pris sur le gavroche, article interessant sur les manifestations en Thailande .

http://www.gavroche-thailande.com

Ils ont sillonné, samedi, les grandes artères de Bangkok. Ils étaient tous, dimanche soir, de retour au pied de Democracy Monument pour écouter Thaksin, en liaison vidéo. Chaque jour qui passe sans heurts permet aux « chemises rouges » d'asseoir leur légitimité contestataire dans une capitale moins indifférente qu'il n'y parait.
@M.C./Gavroche
@M.C./Gavroche
Il y a ceux qui se dérobent et refusent catégoriquement tout contact avec les chemises rouges. Comme Chantima, cadre dans une agence de publicité réputée du royaume, convaincue que l'intérêt du pays se conjugue avec la couleur... jaune : « Je peux écouter leurs leaders à la télévision. Rien ne sert de parler aux manifestants », nous expliquait dimanche soir cette dernière, en faisant au dernier moment marche arrière entre Sanam Luang et Democracy Monument. Preuve de ce mélange de peur et de mépris d'une bonne partie de la bourgeoisie bangkokoise envers les protestataires, qui rend si compliqué tout compromis politique entre le pro et les anti-Thaksin.

Mais il y a aussi ceux qui hésitent, voire commencent à se poser ouvertement des questions. On le sentait nettement ce samedi à Yaowarat, la grande artère du quartier chinois de Bangkok, lorsqu'ont déferlé les « caravanes rouges ».

Attablés dans les restaurants de rue toujours bondés, pas mal de clients se levaient pour applaudir au passage des paysans et autres journaliers à la peau bien foncée, souvent descendus de l'Isan, la province la plus pauvre du pays. Pas de mouvement de foule, bien sûr.

Mais des brèches significatives ça et là dans l'indifférence qu'affectent beaucoup de Bangkokois. Comme si, au baromètre de la propagande et de la sympathie, le gouvernement Abhisit perdait peu à peu du terrain.

Le verdict de ce week-end, journaux anglophones inclus, est en tout cas que le pouvoir peine à répondre à ces protestations qui s'installent dans la durée. Il était intéressant, samedi, de lire sous la plume d'un chroniqueur du Bangkok Post qu'il serait peut être temps « pour les citadins avertis », d'aller échanger avec les manifestants pour « dépasser les clichés et les vociférations des leaders ».

L'heure n'est donc pas, vu de la rue, à la perte de vitesse du mouvement « rouge ».

Que des centaines de militants repartent dans leurs provinces est logique. Que les riverains du quartier de Khao San et de Sanam Luang disent leur fatigue est normal. Mais chose importante dans une capitale prétendument acquise aux « jaunes » : l'acrimonie anti-rouge n'était pas au rendez-vous ce week end.

On sentait même poindre un peu du contraire. Sous forme de cette question simple reprise par un passant, bras croisés devant l'écran occupé par Thaksin en bras de chemise: « Des élections anticipées ? Pourquoi pas ? ».

Attention pourtant : comme souvent en Thaïlande, les dérapages ne sont jamais aussi probables que lorsqu'un camp, peu à peu, commence à tenir l'autre en échec.

D'où les incertitudes autour de la semaine qui commence. Les offres répétées de dialogue avancées par le Premier ministre Abhisit seront-elles saisies ? Des flambées de violence, spontanées ou provoquées, pourraient-elles ternir ce bilan pour l'heure plutôt calme ?

On se contentera ici de dire une vérité simple, trop souvent travestie par le catastrophisme ambiant à l'étranger et dans les chancelleries : tant que les rouges manifestent ainsi, et que Bangkok tend l'oreille, la démocratie thaïlandaise ne recule pas. Elle avance. Cahin-caha. Avec chaque jour ses nouvelles zones d'ombre. Mais la rue débat. C'est déjà ça.

RIchard Werly

Published by TITIUDON - - bangkok

commentaires

Chris 25/03/2010 01:50


La Thaïlande des villes doit prendre en considération la Thaïlande des campagnes sans faire obligatoirement allégéance à Thaksin, issu d'une famille aisée sino-thaïe, qui était riche de plusieurs
milliards de THB jusqu'au jugement de la cour suprême au 26 février 2010


TITIUDON 25/03/2010 02:08


jE ME M INQUIETE PAS POUR LUI LE PEUX QU IL LUI RESTE ME SUFFIRAIT....
il y a un gouffre entre la ville et la campagne et celui ci s'agrandit de jour en jour et je ne vois pas comment ils vont le combler...bon courage...


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LA VIE EN PAYS ISAN AU NORD DE LA THAILANDE VU DE L INTERIEUR

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