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Le blog de TITIUDON

 

Le gouffre entre l'hôpital public et privé est de plus en plus visible en Thaïlande. Il suffit d'aller dans un hôpital privé pour voir le nombre de soignants au mètre carré c'est impressionnant .Dans le service pédiatrique où mes enfants sont suivis ce n’est pas moins de 6 infirmières pour les consultations une est responsable de la pesée, l'autre de la tension c'est de la folie pure....Comment blâmer les soignants qui peuvent avoir des salaires supérieurs, des conditions de travail meilleur et peut être tombé sur un Farang pour l’ épouser...

Le problème est sérieux et la solution pas facile...

 

 

3000 infirmières iront manifester le 16 octobre devant le siège du gouvernement à Bangkok pour demander des améliorations de leurs conditions de travail.

 

Les infirmières des hôpitaux publics de Thaïlande demandent une plus grande sécurité de l’emploi, avec des contrats permanents de la part de l’État, et une réduction de leur charge de travail. Chaque année, écrit The Nation (15 octobre), les hôpitaux, déjà confrontés à une pénurie de médecins, connaissent un véritable exode des infirmières causé par les difficiles conditions de travail et les bas salaires, ce qui oblige certains établissements à fermer des services. En Thaïlande, on compte seulement 1,5 infirmière pour 1000 patients.

 

 En comparaison, ce taux est de 5,9 pour 1000 à Singapour et de 2,3 pour 1000 en Malaisie. En Norvège, le pays au monde qui bénéficie du meilleur système de santé selon l’OMS, ce taux est de 31,9 pour 1000. A Bangkok, l’hôpital Rajavithi, qui manque d’infirmières depuis 20 ans, s’est vu obligé de fermer des blocs chirurgicaux. « Avec la fermeture des blocs, les patients attendent encore plus longtemps et cela risque de faire empirer leur état de santé. Même si nous avons suffisamment de chirurgiens, nous ne pouvons pas mener toutes les opérations que nous voudrions car il nous manque des infirmières spécialisées », explique la directrice de l’hôpital, le Dr Varunee Jinarat, ajoutant que son hôpital aurait besoin d’une soixantaine d’infirmières chirurgicales de plus, ainsi que des infirmières en anesthésie. « Nous devons les engager à temps partiel depuis des hôpitaux privés pour pouvoir mener des opérations et s’occuper des patients ».

 

Les infirmières se plaignent non seulement de la charge de travail trop élevée et du manque de repos, mais également des salaires trop bas et des contrats temporaires d’auxiliaires devant être renouvelés chaque année. Cette situation pousse les infirmières du secteur public à chercher à travailler dans le privé, où elles peuvent obtenir jusqu’au double de leur salaire (30.000 baths ou 750 euros mensuels dans un hôpital privé), et où les heures supplémentaires sont payées du simple au triple (1,5 à 4,5 euros).

 

  Ces 300 à 400 démissions d’infirmières des hôpitaux publics chaque année inquiètent les autorités, alors que d’ici 2017, la Thaïlande aura besoin de 50.000 infirmières pour travailler dans le public et le privé et s’occuper d’une population qui comptera alors 70 millions d’habitants. D’après un membre du Conseil des infirmières et des sages-femmes, 17.000 infirmières temporaires menaceraient de démissionner des hôpitaux d’état si leurs revendications ne sont pas écoutées dans les 3 mois. Dans le secteur privé, au contraire, la pénurie de main d’œuvre n’existe pas. Les grands hôpitaux privés voient leur activité se développer via, notamment, le tourisme médical.

 

http://asie-info.fr/2012/10/15/les-infirmieres-de-thailande-vont-descendre-dans-la-rue-511677.html

Published by TITIUDON - - info thailandaise

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