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Le blog de TITIUDON

Ca sent mauvais avant le début de la saison touristique...un seul point positif l'euro n'a jamais été aussi fort par rapport au bath...cause à effet pas sur mais cela doit jouer....

J'espère que cela ne finira pas dans un bain de sang comme souvent ici.

 

Un peu de calme .....

 

Les manifestants réclamant le départ de la Première ministre thaïlandaise ont accru leur pression de façon spectaculaire lundi, pénétrant dans quatre bâtiments officiels dont deux ministères. Alors que le leader, Suthep Thaugsuban, a appelé les manifestants à s'emparer d'autres organes d’Etat, Yingluck Shinawatra a étendu le décret de sécurité intérieure pour maintenir l’ordre face au mouvement de rue le plus important depuis la crise de 2010

La Première ministre Yingluck Shinawatra a étendu hier soir le décret de sécurité intérieure (ISA) qui couvre désormais Bangkok et Nonthaburi et les districts de Bang Phli et Lat Lum Kaeo, situés respectivement dans les provinces de Samut Prakan et Pathum Thani. Elle en a fait l’annonce à la télévision, vers 22h, après que les manifestants anti-gouvernement ont envahi quatre bâtiments gouvernementaux dont deux ministères. Il s’agit du ministère des Affaires étrangères et celui des Finances, du bureau du budget et du département des Relations publiques - les trois derniers, situés proche de l'avenue Rama VI, sont voisins. Les manifestations ont changé de forme, passant de "pacifiques" à l'envahissement de bâtiments officiels, la coupure de courant et d'alimentation en eau qui constituent des menaces pour la securite nationale, a déclaré Yingluck.

Des pick-ups effectuaient des rotations pour assurer le ravitaillement au ministère des Finances (Photo Pierre QUEFFELEC)

Suthep appelle au chaos
Lundi après-midi, des centaines de manifestants sont entrés dans le complexe du ministère des Finances qui comprend le bureau du Budget, avec la complicité de plusieurs fonctionnaires travaillant dans les locaux. "C'est la dernière étape de la désobéissance civile", a déclaré à la foule Suthep Thaugsuban, un des dirigeants du Parti démocrate, principal parti d'opposition, entré dans le complexe avec ses partisans. Ont suivi le département des Relations publiques, puis en début de soirée, les manifestants ont envahi le Ministère des Affaires Etrangères. "Si les fonctionnaires ne cessent pas leur travail, nous prendrons tous les ministères demain pour montrer que le système Thaksin n'a pas de légitimité à diriger le pays", a-t-il ajouté, en référence à l'ancien Premier ministre en exil, Thaksin Shinawatra, qui reste au coeur de la politique du royaume. Plusieurs dizaines de milliers d'opposants au gouvernement de Yingluck Shinawatra, soeur de Thaksin, ont marché lundi vers une dizaine de sites, dont les sièges de la police et de l'armée. Lundi soir, les manifestants ont dormi sur leurs nouveaux territoires conquis et au pied du Monument de la Démocratie, lieu emblématique de leur mouvement, où les tentes sont plantées depuis des jours et l'organisation bien rodée, entre distribution de nourriture et bus-WC. Ils étaient quelques dizaines pour tenir le ministère des Affaires Etrangères, plusieurs centaines au ministère des Finances, où des pick-up chargés de vivres effectuaient des rotations de ravitaillement dans ce nouveau campement.

Au ministère des Affaires Etrangères, quelques dizaines de manifestants montaient la garde, sans avoir l'air de se soucier d'une quelconque intervention des forces de l'ordre (Photo Pierre QUEFFELEC)

Les partisans du Parti Démocrate demandent un coup d’Etat
Criant "Thaksin dehors, l'armée avec nous", certains participants ont appelé à une intervention militaire dans un pays qui a connu 18 coups d’Etat ou tentatives depuis l'établissement de la monarchie constitutionnelle en 1932, dont celui qui a renversé Thaksin en 2006. Ils ont symboliquement remis des roses à des membres des forces de l'ordre.
Eparpillés dans la capitale, les manifestants agitaient des drapeaux thaïlandais, dans un bruit assourdissant de sifflets qui sont devenus leur signe de ralliement.
Les rues du centre-ville, d'habitude perpétuellement embouteillées, étaient vides, hormis les manifestants. Et de grands parpaings de béton bloquaient l'accès au siège du gouvernement.
Les partisans de l'opposition -- 150.000 à 180.00 selon des chiffres revus à la hausse par les autorités qui avaient avancé le chiffre de 100.000 la veille -- s'étaient déjà rassemblés dimanche, après des semaines d'une mobilisation quasi quotidienne faisant craindre des débordements dans une capitale habituée aux violences politiques.
La dernière crise en date, au printemps 2010, avait vu jusqu'à 100.000 "chemises rouges" fidèles à Thaksin occuper un espace plus vaste encore entre le 12 mars et le 10 avril, qui s’étendait de Sanam Luang jusqu’à la statue équestre, aujourd’hui inaccessible par les barrages de policiers situés devant le siège des Nations-Unies. Les Chemises rouges avaient ensuite occupé le centre de Bangkok pendant plus d’un mois pour réclamer la démission du gouvernement de l'époque dirigé par le chef du Parti démocrate Abhisit Vejjajiva – et qui avait pour vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban -, avant un assaut de l'armée.Cette crise, la plus grave qu'ait connue la Thaïlande moderne, avait fait plus de 90 morts et 1.900 blessés. Elle avait également mis en lumière les divisions profondes de la société entre les masses rurales et urbaines défavorisées du Nord et du Nord-Est, fidèles à Thaksin, et les élites de Bangkok gravitant autour du palais royal, qui le haïssent.

Les forces de l'ordre ont mis en place un dispositif de barrage fait de blocs de béton et champs de fil barbelé sur un large périmètre autour du Parlement et de la Maison du Gouvernement. (Photo Pierre QUEFFELEC)

Marge de manœuvre limitée pour Yingluck
Des divisions toujours présentes, comme en témoignent la mobilisation de l'opposition contre le clan Thaksin et celle en parallèle des "rouges" qui ont rassemblé 50.000 personnes dimanche en faveur du gouvernement.
Le mouvement de l'opposition est le plus important défi du gouvernement Yingluck depuis son arrivée au pouvoir en 2011.
"Les manifestants antigouvernement réclament le déracinement total du régime Thaksin", a commenté Thitinan Pongsudhirak, de l'université Chulalongkorn. "Les options de Yingluck sont très limitées. Quelque chose doit changer cette semaine. Il va être très difficile pour Yingluck de rester en poste".
Mais la Première ministre a exclu lundi de quitter son poste. A des journalistes qui lui demandaient si elle allait dissoudre le Parlement, ou démissionner, elle a simplement répondu "non".
Pour accentuer la pression, le Parti Démocrate compte sur un débat mardi au Parlement autour d'une motion de défiance qui a toutefois peu de chance de passer, le Puea Thai au pouvoir disposant de la majorité.
Ces manifestations interviennent alors que le Puea Thai, largement considéré comme le levier d'action via lequel Thaksin reste au centre de la vie politique malgré son exil, est en mauvaise passe.
Au coeur de la colère des manifestants se trouve une loi d'amnistie largement vue comme un moyen de permettre le retour de Thaksin, en exil pour échapper à une condamnation à deux ans de prison pour malversations financières. Son rejet par le Sénat n'a pas suffi à les apaiser.
Avec AFP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) lundi 25 novembre 2013

Published by TITIUDON - - info thailandaise

commentaires

jeryko 03/12/2013 20:25


tu a raison c'est leurs problèmes, les falangs ne sont pas concernés, j'ai vu ta vidéo du parachutiste, la sangle à été couper ou elle c'est décrocher toute seul, paix à son âme, bonne journée
dans le froid d'udon thani, sortez couvert.

jeryko 27/11/2013 23:52


bonjour thierry, c'est repartie comme en 2010, les chemises rouges contre les chemises jaunes, j'ai assister a un rassemblement il y a + de 1 an à sakon nakhon, il n'y avais que des chemises
rouges avec l'éffigie de yingluck shinawatra sur les t-shirt, le peuple supporte la politique de yingluck? qui supporte les jaunes a part la classe moyen et riche de bangkok? tu pense que le pays
va être bloquer comme en 2010, aéroports,transports etc etc, un 1789 bis c'est possible en thailand? bonne journée 

TITIUDON 28/11/2013 00:11


Poue etre honnete je m'en fou comme de ma première chemise qui était jaune et rouge... c'est une lutte pour le pouvoir et son pognon...l'interet de la nation mon cul.... les pauvres bougres sont
instrumentalisés et payés pour manifester avec changement de tee shirt qelques fois... je n ai pas le droit de vote donc c'est leur probleme.... seul interet de bath chute..... bonne journée


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