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Le blog de TITIUDON

 

 

Article très intéressant de Monsieur Werly paru dans le Gavroche avec quelques  destinations de voyages en Thaïlande avec le tourisme vert en objectif. La Thaïlande ne se résume pas heureusement à Bangkok et sa mégapole polluée, Phuket ses plages et ses filles et Pattaya et ses kilomètres de bars...

Les thaïlandais n'ont pas encore la fibre écolo loin de la, l'écologie est souvent un problème de riches, les thais ont d'autres soucis beaucoup plus terre à terre...

Des sites magnifiques et uniques sont pollués par des sacs plastiques et des amoncellements d'ordures. Les endroits touristiques commencent à prendre conscience du fléau et des actions sont mises en place. Le chantier est énorme au niveau des’ eaux usées, du traitement des ordures, de leur enfouissement, de l'eau potable...

Les infrastructures ne suivent pas le même rythme que l'industrialisation.

Je vous invite à lire cet article pour voir la Thaïlande autrement .

 

 

GAVROCHE Richard Werly 01/03/2011

Thaïlande : Sur les sentiers battus d'un pays plus vert

Une année durant, notre collaborateur Richard Werly et son équipe ont sillonné le pays à la recherche de destinations « vertes » dignes de ce nom. Moralité : les alternatives au tourisme de masse existent bel et bien. Fenêtre sur un voyage en éco aux quatre coins du royaume.

C’était un pari. C’est (un peu) devenu une réalité. Tout au long de l’année 2009, notre équipe de journalistes étrangers et Thaïlandais s’est, à chaque étape, posée la même question : peut-on parler de « tourisme vert » dans un pays où le bitume l’emporte partout, où les lois sur la protection du littoral sont presque inexistantes et où les parcs nationaux meurent souvent de manque d’entretien et de leur surnombre ? Question justifiée. A laquelle nos recherches, pour la rédaction de Travel Green Thailand, publié en décembre 2009, n’ont pas toujours permis de répondre. Car le tourisme vert made in Siam n’est ni un tourisme d’aventures dans des contrées inexplorées et vierges – genre jungle laotienne ou cambodgienne – ni un bain de jouvence écotouristique comme on peut l’expérimenter dans certaines régions de France.


Khao Yai

Prenons un point de départ : Khao Yai, le grand parc régional proche de Bangkok, vanté en couverture des magazines pour ses collines verdoyantes, son bétail et aussi ses golfs et resorts de luxe. Vert, le parc de Khao Yai ? Incontestablement. Mais le développement effréné des infrastructures et la recrudescence d’hôtels ou de zones pavillonnaires de luxe y font craindre le pire. Les résidents le savent. Il faudra se battre pour préserver l’environnement de ce splendide parc national sur lequel l’élite thaïlandaise a jeté son dévolu, en achetant souvent des terres normalement réservées à usage agricole ou forestier. Le tourisme vert, au pays du sourire, a tout d’une lutte souvent inégale.

La baie de Phang Nga
Ce principe de base posé, soyons réalistes : la quête de destinations touristiques durables, où la protection de la nature et des traditions locales donnent aux vacances ce supplément d’âme et d’authenticité, peut s’avérer fructueuse. Surtout lorsque le destin est passé par là. C’est le cas, depuis le tragique tsunami de décembre 2004, de la côte entre Phuket et Khao Lak, dévastée par les vagues tueuses. Confrontées aux dévastations massives occasionnées par le manque d’entretien et l’éradication des forêts de mangroves, les autorités locales ont finalement pris des mesures. Une renaissance naturelle, doublée d’une plus grande attention à la protection du littoral, a pris forme dans cette zone où les hôtels ont rouvert avec, au-dessus de leur tête, le glaive d’une nouvelle colère de la nature. Et les touristes eux aussi ont suivi : le succès, dans la baie de Phang Nga, de l’île « verte » de Yao Noi est éloquent. A michemin entre Phuket et Koh Phi-Phi, l’endroit est ravissant. La communauté locale, bien organisée, a fait de la préservation du site une priorité. Une destination à cocher lors d’excursions méridionales.

Le parc de Khao Sok
Remontons vers le Nord : le parc régional de Khao Sok mérite aussi le détour. Un bon exemple d’une destination « verte » parfaitement synchrone avec le besoin de plage et de vacances balnéaires. Phuket et Krabi sont à moins de cent kilomètres. Mais l’expérience de la nature mérite ici le détour. Le parc offre même des possibilités de logement, dans son village si près de l’entrée principale. Les plus aventureux pourront ensuite, s’ils trouvent le bon taxi collectif, se rendre aux sources d’eau chaude de la région, à proximité de Ranong. L’ambiance n’y est pas celle, sophistiquée, des onsen japonais. Mais l’eau sulfureuse et bouillonnante est claire. On s’y amuse. Les forêts alentour et les plantations d’hévéas veillent sur l’endroit de leur voûte végétale. A la tombée de la nuit, des dizaines de torches s’allument dans les parages, sorties de bicoques improbables : les immigrés birmans illégaux rentrent chez eux après leurs longues heures passées à nettoyer les plantations.

Tak et Mae Hong Son
Le Nord-ouest du pays, entre Tak et Mae Hong Son, regorge de sanctuaires verts. Certes, une bonne partie de la géographie des lieux a été modifiée, dans les années 70, par les énormes barrages construits pour irriguer la plaine centrale. Mais ces derniers, tout en noyant une partie des terres, offrent désormais de vastes lacs aux amateurs de pêche et de bateau. Rappelons aux intransigeants du tourisme vert qu’en France aussi les lacs artificiels sont des endroits courus de rencontre avec la nature. Je l’avoue : les nuits passées au bord de ces vastes étendues d’eau à pêcher, assis sur les barges flottantes transformées en pensions par des familles de riverains, furent douces et agréables. Les montagnes qui enserrent les lieux accrochaient les lourds nuages. Seuls les bruits des animaux filtraient de la jungle voisine. Oui, l’évasion reste possible en Thaïlande, à six ou sept heures de route de Bangkok.

Sukhothai et Sri Satchanalai
Quelques mots aussi, pour redorer le blason de certaines destinations historico-culturelles. Le tourisme vert et durable est aussi une affaire de respect des traditions, d’implication des communautés locales, d’efforts faits par les autorités pour faciliter marches à pied ou promenades à vélo. Or tout cela est possible à Sukhothai, et plus encore à Sri Satchanalai, le parc de monuments au nord, sur la route de Chiang Mai. Le site, fort bien entretenu, n’a rien à envier aux destinations touristiques européennes. Le charme d’une promenade à l’ombre des Bouddhas, lorsque le ciel gronde de pluie au-dessus de vos têtes, est un plaisir immense. Partout, la forêt peut servir d’abri. Les vélos sont loués à la journée pour quelques dizaines de bahts. Les pelouses sont soignées. Les quelques écomusées (comme celui de la poterie à Sri Satchanalai), ont le charme suranné de ces provinces oubliées. Visites recommandées. Surtout en famille.

Ubon Ratchathani

Nous voici maintenant dans le Nord-est, en plein pays Isan, au chevet de ce roi majestueux de la nature qu’est le Mékong. Rejoignez ses rives au sud d’Ubon Ratchathani, puis progressez en direction de Mukdahan. Arrêt obligatoire au site préhistorique de Pha Taem et ses peintures murales. La falaise, à pic face au Laos, domine le lit d’un fleuve chargé d’histoire, creuset de toute la civilisation de la région. Et les bus scolaires qui débarquent, à chaque heure ou presque, leur cargaison d’élèves thaïlandais, rajoutent au charme de l’endroit. Il fait lourd à Pha Taem. L’humidité pèse. Sous les feuillages, la piste qui longe les parois crayeuses ressemble à un tunnel vert. Mais quelle tranquillité ! Quel bonheur ! La Thaïlande n’est pas que vacarme et pollution. Elle n’est pas non plus faite que de centres commerciaux futiles et mercantiles. Soulagement.

Surat Thani

Un hommage, pour terminer, à quelques communautés pilotes comme celle de Ban Leeled, près de Surat Thani. La population de cette bourgade située au bord d’une rivière bordée de cocotiers s’est spécialisée dans l’accueil à domicile. Cent bahts la nuit, un repas compris, dans un homestay thaïlandais où les visiteurs partagent la vie d’une famille. Dépaysant. Des excursions sont organisées dans les serres et les rizières avoisinantes. L’écotourisme remplit bien, là, sa fonction d’interaction avec la population. La Thaïlande a encore beaucoup de joyaux de ce type à offrir.


RICHARD WERLY

Published by TITIUDON - - voyage

commentaires

kéo83 28/10/2011 04:29



Merci Thierry pour cet article. Je devrais venir en Novembre à Thailande malheureusement avec l'inondation le voyage est repoussé à l'année prochaine. Ici les infos nous informent en réalité 70%
de Bangkok est inondé que selon les gouvernements thais la gravité du dégat ne touche que 20% qui dit vrai ?



Chris 05/03/2011 00:42



Green attitude : selon les informations requises, il manquerait à la liste l'île de Koh Chang



TITIUDON 05/03/2011 05:28



Merci pour le complement d'information. Je ne connais pas cet endroit mais les echos sont bons.Pour combien de temps si c est pour devenir comme Kho phi phi.....



Le blog de TITIUDON

LA VIE EN PAYS ISAN AU NORD DE LA THAILANDE VU DE L INTERIEUR

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